chroniques de cecile canivet

GRAND JEU

 
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 A tout de suite sur le blog....

et merci de votre fidélité...

 

 

 

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Bienvenue


Eglise de Saint Etienne et d'ailleurs ...

Bienvenue sur ce Blog !

Après environ quatre ans de chroniques dans votre revue diocésaine, je vous propose de continuer l'aventure!

Le support change mais l'esprit perdure...

Régulièrement croquons des thèmes d'actualité et voyageons ensemble

jusqu'au plus profond de notre foi.

 à bientôt sur 

Théo Fourneaux.org

 

 

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17 septembre 2012

Le changement, c’est maintenant !




Non, non je vous assure, ceci ne sera pas une chronique politique. Bien sûr, cela vaudrait le détour mais la formule (bien que souvent revisitée) me semble idéale pour illustrer ce mois de septembre. Car le changement en septembre est multiforme : Il s’appelle mutation,  déménagement, nomination, entrée en 6e ou départ à la retraite.
Changer n’est pas si facile ;  Pourtant, en début d’année scolaire, les remaniements à effectuer ne sont pas que ministériels. Si les ados réclament le changement tout azimut, avec l’âge, nous l’apprécions de moins en moins au bénéfice de la stabilité, et parfois même de la routine :  elle nous rassure et puis on s’habitue aux hommes, aux endroits, aux méthodes. Mais voilà, quand tout semble acquis, il faut parfois tout recommencer : changer d’équipe, de référent, de lieu, de projet.

Une nouvelle année, c’est peut-être de nouveaux profs, un nouveau curé, d’autres catéchistes, un nouveau patron, un futur gendre, de nouveaux collègues, que sais-je ?… Cela demande une faculté d’adaptation, une bienveillance pour ceux qui arrivent et… de la gratitude pour ceux qui partent. Un slalom entre les départs et les arrivés. (Pire qu’au mois d’aout). L’émouvant  « au revoir »  aux amis et le timide  « bienvenue » aux inconnus. Comme dit le dicton populaire : « On sait ce que l’on perd, mais on ne sait pas ce que l’on gagne. ».

Une personne de mon entourage me confiait « Je suis comme un paquebot dans un port, j’ai toujours du mal à changer de direction. » J’ai trouvé l’image assez parlante. C’est toujours avec un peu de recul, en prenant le large que l’on se félicite des nouvelles perspectives, de nouveaux horizons.
Choisis ou subits, ces changements petits et grands bousculent en un clin d’œil nos aspirations à une petite vie tranquille, et à nos petites habitudes si chèrement acquises.

Loin des slogans présidentiels…la formule pourrait être biblique. Il faut se disposer à accueillir le Christ sur des chemins inédits, quittes à perdre ses repères, ses habitudes : « Changez vos cœurs », « Tu quitteras ton père et ta mère », « Avance au large ».
Etre prêt au changement, c’est peut-être  se disposer à recevoir un flot de grâces inattendues ou inespérées …que le ronronnement de notre  vie aurait rendu inopérant, infertile.
Alors gare au stationnement permanent,  même pourvu de bonnes intentions ; l’Ecriture  nous  invite au dépassement en continu.

Pas de chance pour  Madame Routine… immobilisme s’abstenir !
Le Seigneur nous interpelle : « J’ai encore une cargaison de bonnes choses pour toi… Fais de la place, déplace tes préoccupations, élargis ton cœur, change de perspective, va de l’avant … j’arrive !»



Images empruntées sur le net


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17 juillet 2012

Monoï

 

 

 

 



C’est la fête du monoï 1. La chaleur s’annonce enfin. Tous les indices sont au vert pour avoir une mine superbe en rentrant et ils seront bientôt au rouge lorsque vous allez ressembler à une écrevisse. Le beau temps est CAPITAL et notre capital solaire s’annonce en voie de saturation. On écoute la météo estivale comme la BBC en temps d’occupation. Il faut faire vite et vivre tous ces moments avec une rare intensité.

Car à moins d’être rentier, le temps est compté, le soleil est aléatoire et le repos n’est pas éternel. Quelques jours, quelques semaines pour les plus chanceux pour tenter d’effacer ce teint blafard de micro-ordinateur, de luminaires de centre commercial, de néons sans nuances d’entreprise ou d’hôpital. Voilà que l’on  redécouvre le soleil, le plein air, les embruns, le romarin et l’opportunité de RIEN faire…Une aubaine !

Mais contre toute attente se reposer pour certains est plus difficile qu’il n’y paraît. Car lorsque l’on est programmé à être efficace et rentable, rapide et corvéable : ne rien faire, c’est de la science-fiction ! Pour les sportifs hyper actifs par exemple Les vacances ressemblent aux premiers jours des soldes. Ruade sur l’office de tourisme, achat de matériel, décryptage des cartes IGN, étude des cols pour les montagnards. Est-ce l’effet des télés réalité de la jungle médiatique, il faut dépasser ses limites. On doit revenir avec de la matière à faire découvrir aux collègues autour de la machine à café avec des expériences pittoresques, des cols infranchissables et la prouesse technique du GR 20. « - On a frôlé  le rapatriement en hélico ! » C’est ce que l’on pourrait appeler des vacances« diplômantes ». « Je l’ai fait », « j’y suis arrivé », « je me suis prouvé que j’en étais capable ».


Pour d’autres hyper actifs plutôt à l’aise sur le coup de fourchettes, on enchaîne les dégustations, visites, ballades et reportages photos ! Il ne faut rien louper ! Tout se vit à profusion. Vacances boulimiques après une overdose de labeur. Un repos aux allures d’« amphétamine » en guise de pied de nez aux sacrifices de toute l’année…vacances euphorisantes, tout du moins les premiers jours. Quant à notre entourage est-il aussi euphorique que cela ?

Pour d’autres à l’inverse, la première chose à optimiser, c’est le REPOS… La première ouverture des paupières se situera entre 10 h et 11 h 45 du matin, à l’heure ou le beurre a déjà fondu sur la terrasse. Au moment où on ne sait jamais si l’on doit entamer les croissants ou un repas consistant.Enfin, est-ce une mouche tsé-tsé ou le chicoungougna, que sais-je ? Tout activité relève d’un effort magistral, et l’élaboration d’un sac de plage sera l’ultime record de la journée. C’est sûr, le dernier bouquin intello (qui a plombé nos bagages) ne mettra pas le nez dehors et l’ambition de rattraper notre retard culturel s’est évaporé avec les centigrades.

Il n’existe pas de guide des vacances catho, tout comme il n’existe pas de standard de repos… Mais gare au vieux réflexe de vivre dans l’excès plutôt que dans la Paix. Mécanisme d’ivresse qui nous mène la vie dure au quotidien et mélange quantité et qualité. Si le repos est mesurable, il l’est en une inflation de paix intérieure qui rejaillit sur notre entourage et qui ouvre notre regard sur l’infini. Préparation nécessaire au repos éternel sans doute !

 


Bonnes vacances !

 

Images empruntées sur le net

 

1 Le Monoï  est utilisé comme huile bronzante.

 

 

 

 

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20 juin 2012

Micro-ridule

Image empruntée sur le net



Alerte…Tout allait bien, quand au détour de la salle de bain, tout a basculé. Après un regard furtif pour se débarbouiller…elle était là…Une affreuse ride  gravée sur mon visage encore endormi… Horreur, malheur… Cette obscure « rigole » me nargue victorieusement : « Tu vois le temps passe… Cela te concerne aussi…. » Obscur couperet sur notre beauté plastique … Une petite ride, c’est anecdotique, mais cela fait parfois l’effet d’un électrochoc.  D’autant que l’audacieuse ne sort jamais seule, mais accompagnée de ses meilleurs amis : le cheveu blanc et les poches sous les yeux. (pour ne citer qu’eux). Un vrai cocktail Molotov, prélude d’un autre âge… autrement dit « super déprimant » pour beaucoup d’entre nous car sa course galopante estampille nos regards de pattes d’oie, nos fronts de « mini vagues », froisse les plis de notre cou. Tout comme si un sculpteur à la main trop leste s’en donnait à cœur joie.

Et voilà, petite ride deviendra grande. Elle s’installe dans les sillons de notre peau et creuse par la même occasion quelques questionnements existentiels: « Comment allons-nous vieillir ? » Question simple, logique, inéluctable et pourtant si vite éludée par la question phare: «Comment ne pas vieillir?». Vite relayée par d'autres « Comment rester jeune?», ou encore «Comment paraître 10 ans de moins?»

Rien de mal pourtant à gommer, estomper, corriger ou embellir. Mais nous vivons avec « l’âge d’or » de la beauté plastique qui fixe les canons de beauté à l’âge de l’adolescence ou presque. Après on est vieux ! C’est problématique. Et à grands coups de produits re-dynamisants, re-densifiants, re-vitalisants, on nous suggère de vouloir re-monter le temps. Entre les liposomes, le botox (1) et la chirurgie plastique qui réapparaissent au seuil de l’été... Il nous faudrait rester beau et jeune à tout prix et pour tout budget? Alors, nous surnageons joyeusement dans les crèmes anti-âge tel Faust, qui, après avoir vendu son âme, détient la jeunesse éternelle, mais à quel prix!

Pourtant : « L’âge du corps ne constitue pas un préjudice pour l’âme. » affirme saint Thomas d’Aquin (2). L’âme justement, est la grande oubliée de l’été et pourtant elle est la source d’une beauté incommensurable, aux effets spectaculaires, transfigurants dirions-nous ! Ah, si nous avions pleinement conscience de la croissance possible de notre âme, nous serions moins à l’affût des méfaits de notre âge. Car, bien sûr, ce miroir ne reflète pas l’étendue du bonheur auquel nous pouvons prétendre.

Il nous faut trouver d’autres repères, d’autres canons de beauté. « Le monde a besoin de moi avec ce que je suis : avec mon âge, les sillons de mon visage (…) Je ne peux plus rester aux valeurs du paraître qui sont souvent mises en avant dans la société » 3
Elles seront belles ces rides si elles reflètent un visage de miséricorde. Elles seront belles ces rides si elles marquent les traits de l’amour. Elles seront incroyables si elles impriment en nous le visage du Christ.

Alors avec un peu de Foi et beaucoup d’Esprit, nous pourrions même re-visiter nos classiques qui nous murmurent inlassablement: «Ô rage ! Ô désespoir ! Ô vieillesse ennemie ! N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? » contre une étrange louange du type : « Ô joie, Ô bonheur sans répit, n’ai-je dont tant vécu que pour cette grâce inouïe? »

 

 

1 Botox : Toxine Botulique permet de traiter certaines rides sans chirurgie.

2 CEC 1308.

3 Yves Boulvin, Anne Villmein, Choisis la vie, 365 invitations à changer de regard sur sa vie.

 

 

 

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08 avril 2012

Bouillon de culture ?

 

 

 



Entre deux bâillements, vous entendez le léger murmure d’une émission littéraire. Il est déjà tard et les philosophes et écrivains ont colonisé les écrans. Finis les flonflons, les paillettes, les polars, les séries hospitalières: voici que l’émission culturelle, comme un animal nocturne, sort de son terrier... tapi durant les longues heures du jour sous le dictat de l’audimat.

Luttant contre un mouvement incompressible des paupières, vous n’avez même plus la force d’atteindre la télécommande. Assommé de fatigue, vous visionnez tout de même, par intérêt ou par mollesse, qui sait ?  Le temps semble figé. Les invités arborent le chic académique et vagabondent comme des puces savantes entre les styles, les époques et  les cultures.

Les échanges fusent en des entrelacs sophistiqués, de références et de citations venues d’ailleurs…avec des dialogues qui deviennent parfois  surréalistes :
Invité n°1: « Ce livre est d’un classicisme crépusculaire »  
Invité n°2 (exalté): « Effectivement, on discerne (tenez-vous bien!) le mouvement transversal du néoclassicisme de l’auteur...»
Cela vous donne l’impression d’avoir loupé des épisodes, d’avoir un cerveau en forme de pois chiche et les neurones d’un poisson rouge.

Pourquoi s’accrocher à la culture? Pourquoi s’intéresser à la critique d’un livre dont on ne lira, difficilement, que la préface? À une œuvre, qui ne va pas changer notre manière d’acheter le pain du lendemain? Est-ce pour se donner bonne conscience ? Pour exorciser tous les navets ingurgités durant la semaine? Pour briller en société, en parachutant quelques citations dans une conversation courante ?

La culture est vraiment un maillon essentiel de la vie humaine. Ce n’est pas du folklore,  du gadget, du snobisme, du ludique ou du facultatif. C'est du vital! « L’homme ne peut se passer de la culture. »1. Cela va de son identité d’être humain. Mais aussi d’enfant de Dieu semblerait-il ? Car l’amour de la culture, tout en musclant nos neurones, en ouvrant nos ornières, nous rapprochent aussi du divin…

 « Le désir de Dieu comprend l’amour des lettres, l’amour de la parole, son exploration dans toutes les dimensions. »2 Il y aurait donc un lien profond entre culture et Foi.
Qu’à cela ne tienne: démultiplions les activités cultuelles et pourquoi pas culturelles. Voilà de quoi croquer la vie à pleines dents, dévorer des livres, arpenter les expos, investir les bibliothèques, se réinscrire à une formation ( il n’est jamais trop tard ), demander des éclairages, bétonner ses certitudes. La Foi se nourrit du bouillonnement de notre culture. 3

Alors contrairement à quelques idées reçues ou préconçues : l’érudition (bien longtemps portée par les ordres monastiques d’ailleurs) n’est pas la recherche de l’orgueil ou du snobisme mais un moyen de rechercher LA Vérité.
Car «  l’homme apprend à percevoir au milieu des paroles, LA Parole.4 » Il semblerait que le culte des livres, nous reconduit aussi …à l’Ecriture.     




1 Discours du Pape Jean-Paul II, à l’organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), autre citation : « L’homme vit d’une vie vraiment humaine grâce à la culture. La vie humaine est culture en ce sens aussi que l’homme se distingue et se différencie à travers elle de tout ce qui existe par ailleurs dans le monde visible…»

2 Discours du Pape Benoît XVI, collège des Bernardins, Paris, le 12 septembre 2008.

3 Culture chrétienne : Thème cher au Pape Benoît XVI . Ainsi exhorte-t-il a dépasser l’analphabétisme religieux qui est l’un des plus grands problèmes d’aujourd’hui. » Visite du 4 mars  2012 à la paroisse Saint Jean Baptiste de la Salle)

4 Discours de Benoit XVI, collège des Bernardins…




 

 

 

 

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17 mars 2012

Carêment communicatif/ Carrément Surnaturel

 

 

 

 

 

 



Existe-t-il un Kit de communication facile ? Qui ne rêverait pas de s’exprimer avec douceur, fluidité, force et persuasion ? Surtout dans les moments les plus délicats.  Imaginez les bienfaits de la communication facile au travail, face à des clients trop exigeants ou des fournisseurs difficiles ! Cela révolutionnerait aussi bien sûr, la vie de couple : pas de bouderies, pas de malentendu… Avec des ados : fini les portes qui claquent.  
Ah ! si il existait une méthode d’apprentissage….voir des recettes miracles… nous serions probablement, tous  «preneurs » : Entreprises, œuvres de charité, associations, familles, communautés, paroisses …Compris !

Parce que ce n’est pas si facile de « dire » sans médire, répondre sans accabler… se dévoiler sans se plaindre, gérer un souci sans en créer deux ! Eviter ces obstacles peut être une réelle performance ….qui relève d’un très bel effort de carême !
Alors, entraînement intensif de 40 jours pour tout le monde ! Voyons…. cela nous fait  pas moins de 57600 minutes, 3 456 000 secondes (vu ainsi, nous avons le temps finalement)

La communication, c’est naturel pour certains mais carrément surnaturel pour d’autres… Du moins cela devrait l’être pour nous tous !
-« Surnaturel », dites-vous ? Oui, car si nous qui vivons « soit disant » dans l’ère de la communication, savons-nous réellement de quoi nous devrions parler ?
Car la communication au sens la plus aboutie est celle des trois personnes de la Trinité. On en les imagine pas vraiment communiquer… et pourtant !

Le théologien Joseph Moingt souligne à ce propos que l’échange des trois personnes de la Trinité n’est  rien de moins qu’un « échange parfait », fait de don et d’accueil, une diffusion d’amour divin comme  un « jaillissement de vie », « en surabondance » qui s’effectue dans une « circularité sans faille ». C’est à proprement dit : une parfaite communion « dans la communication à l’autre. » 1

Voici notre critère de référence, notre graal : «  Ce sont les mêmes valeurs, souligne le théologien, que nous cherchons à transposer dans le monde humain » Le lien des trois personnes de la Trinité est l’échange sur lequel nous devons nous calquer. L’enjeu est là ! L’imiter : afin d’être naturellement ressemblant à l’amour que se portent le Père, le Fils et l’Esprit Saint.
Alors voici 40 jours, bien entamés qui nous donne l’impulsion pour passer de la  théorie  à la pratique.
Nous avons vraiment besoin d’apprendre à être divinement communicatif !
Bon carême!


1 Joseph Moingt s.j., Personne Humaine et Personne divine, Christus, n°182 (1999)pp 10-20

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02 février 2012

« Céli’battants »

 

 

 

 

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La télé a mis en valeur de nombreux héros célibataires. Qu’ils soient anges gardiens, avocats, instit’, juges, flics ou médecins: ils vagabondent d’aventure en aventure pour le bien de l’humanité, de leurs voisins ou tout simplement de l’école du quartier. Ils sont compétents, drôles, carriéristes et font d’inlassables va-et-vient entre leur carrière et leur vie sentimentale souvent compliquée. En un mot ce sont des « céli’battants » !

Loin des caricatures du valet de chambre dévoué, ou du sergent glouton et grotesque, le céli’battant est plutôt perçu comme un « Zorro » revu et corrigé. Car Zorro a maintenant ses petits coups de blues et lutte, de temps à autre, contre ses réflexes d’adolescent égoïste «cyber-cultivé». Le portrait du célibat façon 21ème siècle, ne manque pas d’ une pointe d’auto-dérision bien dosée.. (ne serait-ce  pour cacher  pudiquement des idéaux déchus ou inexistants !?).

Bref, si les scénaristes s’intéressent autant à la vie en solo, c’est probablement parce qu’elle représente un véritable phénomène de société. Comprenons: 20% de la population française âgée de plus de 20 ans est concernée, ce qui ne représente pas moins de 12 millions de personnes1 !
Le célibat, qu’il soit choisi, subi ou assumé, englobe des réalités très diverses car cette catégorie inclut aussi les personnes séparées, veuves, divorcées et consacrées.

« Hors du couple, point de salut ! » Voilà peut être le leitmotiv de milliers de sites de rencontres qui ont bien compris que « la vie en solo» représente un marché considérable, une cible marketing plus que juteuse! Dans cet Eldorado du sentiment, beaucoup espère avoir «le déclic en un clic ! ».

Le marché de la rencontre s’appuie, pourtant, sur des difficultés bien réelles. La conférence des Evêques de France,  par l’intermédiaire d’un «Documents Episcopat »2 consacré au célibat, offre une étude claire et approfondie sur cet état de vie. Cette réflexion souligne, en effet, des ressentiments douloureux: un certain nombre de «frustrations» affectives, sexuelles, sociales, familiales voire économiques et fiscales. 3

Sur le plan spirituel et ecclésial, la difficulté n’est pas moindre. Car il est difficile de se situer lorsque l’on n’est ni  consacré, ni marié. « Bon nombre de célibataires catholiques se sentent également défavorisés dans l’Eglise… ». Il est peut-être bon de rappeler, souligne la conférence des évêques de France, que l’Eglise est l’endroit où chacun est reconnu et aimé en tant que personne unique.

« Le Christ s’intéressait aux personnes indépendamment de leur statut matrimonial ou familial… »4

Document à commander, à lire, à diffuser …à méditer ! 

 

 

1 Selon le dernier recensement français de 1999. 12 millions de célibataires de plus de 20 ans : 6,6 millions d’hommes et 5,4 millions de femmes

2 Documents Episcopat n°3/2010, Célibats célibataires, Quelles perspectives en Eglise ? (16 pages : 4,50 euros)

3 On mesure d’ailleurs  un déficit de niveau de vie de 30 % en comparaison d’un couple à deux salaires (ceci sans compter le niveau d’imposition.)

4 Ibid, p 10

 

 

 

 

 

 

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17 janvier 2012

Les grands classiques !

 

 

 

Image empruntée sur le net



On y coupe pas, le 31, à ces incontournables. 5, 4, 3, 2, 1… On trinque, les verres tintinnabulent comme des cloches. On s’embrasse en une polyphonie de promesses. Enfin, disons, dans une cacophonie de politesses : point d’orgue de la soirée. Nos voeux ne ressemblent ni à du Shakespeare ni à du Molière mais qu’importe.Bonne année, c’est sobre et classique. En matière de bons vœux personne n’ose l’originalité !

Parfois, peut être, (dans les ambiances moins survoltées) on ose une petite touche de spiritualité…en proclamant : «Bonne et sainte année ! ». Il existerait, bien sûr, des tas d’autres souhaits à prononcer, tous plus enviables les uns que les autres. Il y existe une collection de bénédictions à formuler (dont certaines figurent dans notre catéchisme (1)) mais nous restons, (pudiquement, peut être) sur nos grands classiques.
Pourtant, prenez le don de sagesse… il ne serait pas inutile un soir de réveillon ! Et aussi bizarrement que cela puisse paraître, on ne souhaite jamais le don de crainte (si ce n’est pour le mal de tête du lendemain). Un peu plus recherché mais moins… guilleret, il y a des pièces rares, voir oubliées. Comme, l’esprit de sacrifice que l’on ne souhaite à personne ! ( et surtout pas à soi-même.) Tout en mesurant, bien sûr, tous les bienfaits.


Pour saint Augustin, tout du moins, les choses sont claires, ce qui est le plus souhaitable, c’est l’humilité : « Si vous me demandez ce qui est plus essentiel dans la religion et dans  la discipline de Jésus-Christ, je vous répondrai : d’abord, l’humilité  ensuite l’humilité et en troisième lieu, l’humilité. » 2

On sent une légère insistance chez ce docteur de l’Eglise, géant de la rhétorique. Pourtant  du haut de notre troisième millénaire, nous avons du mal à savoir de quoi on parle vraiment. Et, il faut bien le dire, l’humilité, c’est un peu abstrait pour nous... voir totalement désuet. Pourtant l’Ecriture se fait insistante. Marie se décrit comme  « l’humble servante du Seigneur ». Et le Christ lui-même se qualifie de « doux et humble de cœur». Alors, c’est sûr comme l’affirme le livre des proverbes3 : «(…) l'humilité précède la gloire ».

Ce  véritable terreau (4) de sainteté, propice à faire pousser des auréoles, nous oblige à de l’honnêteté envers nous même. Cela ne nous demande rien d'autre, dit saint Augustin, que de nous connaître en vérité : ni plus, ni moins. Cela paraît simple et ardu à la fois. Mais quel gain de temps…

365 jours de gagner à ne pas se comparer, se cacher, se surestimer ! 365 jours à ne pas se trouver pire ou meilleur qu'un autre, à ne pas se déprécier ou se vanter… juste pour se remettre humblement, cette année, enfin, dans les bras aimants du Père.

 

 


1 CEC 1832. « La tradition de l’Eglise énumère 12 dons du Saint Esprit:  charité, joie, paix, patience, longanimité, bonté, bénignité, mansuétude, fidélité, modestie, continence, chasteté. »
Les vertus cardinales : la prudence, la justice, la force et la tempérance. et bien sûr, les vertus théologales : la Foi, l’Espérance et la Charité.

2 Saint Augustin, Epist. 118, 22.

3 Proverbes 15.33 

4 Le mot « humilité »vient du latin humus qui se traduit par « terre, sol » qui désigne la couche superficielle du sol la plus féconde. Elle accueille la semence pour lui faire porter du fruit.




 

 

 

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16 janvier 2012

Bonne résolution...

 

 

 

 ... du début d’année

Quelques heures ou quelques jours après avoir décidé, d’être plus raisonnable, d’arrêter de fumer, de se coucher tôt,  de reprendre des études, qu’en est-il de nos bonnes résolutions ?  
Certaines avaient un goût prononcé d’imaginaire et semblent être encore bien loties au creux de nos rêves !
Nos résolutions les plus illusoires, n’auront donc pas eu besoin de cinq jours pour s’écrouler comme des châteaux de cartes.

Certaines résolutions sont bonnes mais démesurées: comme la résolution pieuse et oblative de tout quitter pour être missionnaire de la charité à Calcutta, les résolutions carriéristes et ambitieuses de devenir prix Nobel de médecine, les résolutions insurmontables, d’être moins désordonnés. Quant aux résolutions  studieuses et réalistes elles demandent juste de ne pas commencer l’année par une nuit blanche et une « gueule de bois ». Bref…

Ne soyons pas groggy, désabusés en ce début d’année, comme si nous avions loupé la victoire de la Star Ac’! Nos bonnes résolutions doivent être réalistes et progressives. Nul besoin pour cela de consulter des quantités astro…nomiques de prévisions astro… logiques, qui inondent journaux, magazines, radio et télévision. Des astres bien moins  lumineux que cette étoile du berger qui guide les rois mages vers l’enfant Dieu, comme nous le fêtons ce week-end par la fête de l’Epiphanie.

Quant à nous, justement n’imaginons pas que nous ayons pu changer entre le 31 décembre et le premier Janvier. Et oui la métamorphose vers « l’homme nouveau » ne se fait pas d’une seconde à l’autre. Il faut bien se rendre à l’évidence, nous avons aussi les mêmes défauts que l’année dernière.
Cela dit, rassurons-nous, car nous avons aussi les mêmes qualités!

D’ailleurs, notre bonne résolution de 2007 pourrait bien être d’être justement convaincu de nos qualités, et oui ! Cela ne ferait pas de mal je crois pour : affronter une période de chômage ou un temps d’incertitude professionnel ! Mais ne soyons pas restrictif !  C’est aussi une résolution valable pour chacun d’entre nous : mère de famille comprise.

Etre convaincu que l’on a des qualités… Pourquoi pas !
Sans compter que l’on peut aussi être convaincu (vœu oblatif) que notre entourage possède aussi de grandes qualités et que  (vœu pieux) l'on peut même envisager l’exprimer de temps à autres à nos proches, qui seraient ravis.
L’exprimer également  (vœu insurmontable) à la personne qui nous exaspère le plus comme le conducteur de l’auto école qui cale juste devant moi, au feu vert ! (si vous écoutez cette chronique en voiture… pensez-y ! )

Bonne année à tous !

 

 

 

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